Chapitre 3173
Le père dâHélène avait plus tard découvert la maladie congénitale de sa fille, mais il avait gardé ce secret
soigneusement Son objectif était de préserver les chances dâHélène dâhériter du trône, alors il avait secrètement
consulté les meilleurs médecins et utilisé les méthodes les plus avancées pour la soigner.
Il savait que les probabilités étaient minces, mais en cachant sa maladie et en lâaidant à vivre jusquâà vingtâcinq
ans, il espérait quâelle pourrait accéder au trône avant de succomber.
La différence dââge entre lui et la grandâmère dâHélène nâétait que de trente ans, mais il y avait soixante ans
dâécart entre Hélène et sa grandâmère
Si Hélène pouvait atteindre lâage de vingtâcinq ans, sa grandâmère aurait quatreâvingtâcinq ans à ce momentâlà .
La survie dâHélène jusquâà la mort de sa grandâmère était la clé pour quâelle puisse monter sur le trône avec
succès.
Pour un membre de la famille royale, lâapogée de la vie résidait dans lâhéritage du trône.
Selon le père dâHélène, même si elle nâétait reine que pendant une annee, voire un mois, sa vie serait accomplie
tant quâelle pouvait monter sur le trône avec succès.
Au cours des dix premières années, la santé dâHélène avait été gardée secrète, mais lors du décès de son père,
elle avait subi une crise cardiaque due à la grande tristesse lors des funérailles. Heureusement, elle avait été
sauvée grâce à une intervention dâurgence à lâhôpital.
La grandâmère dâHélène avait compris la supercherie. En conséquence, elle avait retiré à Hélène son droit
dâhéritage et avait nommé la fille de lâoncle dâHélène, sa cousine germaine, comme héritière première dans lâordre
de succession.
Désormais privée de la protection de son père et de ses droits dâhéritage, Hélène avait été rapidement mise Ã
lâécart au sein de la famille royale.
Même confrontée à une maladie grave, elle ne pouvait échapper à son destin dâêtre utilisée par la famille royale Ã
des fins politiques et était contrainte dâépouser un membre de la famille Huet.
Malgré les estimations des médecins qui lui donnaient tout au plus trois à cinq années à vivre, la famille royale
restait inflexible quant à sa liberation.
Pour eux, ce laps de temps était plus que suffisant, on voulait profiter de ces années pour obtenir autant de
ressources et de soutien financier que possible de la famille Huet, pour leur propre bénéfice.
La raison pour laquelle Hélène avait accepté ce mariage était également liée à un chantage concernant le futur de
sa mère.
Si elle refusait, sa mère serait exclue de la famille royale après le décès dâHélène, perdant ainsi tous ses privilèges
royaux, y
compris sa pension.
Hélène ne voulait pas que sa mère soit laissée seule et démunie après sa mort, sans aucun soutien. Câétait
pourquoi elle avait été contrainte dâaccepter.
Récemment, elle marchait sur des Åufs, tantôt craignant que sa maladie ne soit découverte par la famille Huet,
tantôt inquiète que son mariage avec Gilles, qui nâavait aucune affection pour elle, nâaccélère sa propre mort.
Dans ce scénario, elle ne pourrait même pas profiter du temps qui lui restait avec sa mère.
Ces pensées lâont poussée à verser des larmes, seule dans un pays étranger, se sentant contrôlée par le destin,
impuissante et dépourvue de tout moyen de résistance
En même temps, elle se demandait si Clément avait réellement remarqué sa maladie.
Elle se demandait sâil était un expert en médecine, car il semblait que Clément pouvait, à travers lâobservation,
révéler lâétat de santé dâune personne. Toutefois, elle se résignait en se disant que même sâil a découvert sa
maladie, personne ne pourrait la
guérir.
Depuis sa naissance, il y a plus de vingt ans, sa maladie avait été diagnostiquée, et tous les médecins du monde
pouvaient identifier son mal, mais personne ne pouvait lâéradiquer. Ses problèmes cardiaques et cérébraux étaient
graves, à un point où même une greffe cardiaque ne pouvait pas les réparer.