Chapitre 3015
Bien quâIgor nâait pas directement tué les parents de ses parents, Clément voulait régler ses comptes à tous ceux
qui avaient été ennemis de ses parents, à commencer par Igo. Du coup, cette cérémonie marquerait le début de
sa revanche.
A part Clément, un autre homme brûlait dâassister à cette cérémonie. Câétait Igor, qui était maintenant en Syrie.
Ces derniers temps, Igor comptait les jours en attendant le jour de la Toussacré. Car, il savait quâil rentrerait au
Pays Cà lâapproche de la Toussacré.
Il savait aussi que de son retour au Pays C, Clément lâemmènerait au cimetière familial des Huet. Il serait alors
obligé de se confesser en sâagenouillant devant la tombe de Méverin, ce qui constituerait une humiliation pour lui.
Malgré tout, il attendait impatiemment lâarrivée de ce jour.
Il se disait :
« Si je continue à rester sur cette base reculée dâHamid en Syrie, ma famille ne saura jamais ce que je deviendrais
! »
* Mais, si Clément me fait retourner au Pays C ou sâil mâemmène au cimetière familial des Huet, jâaurai en quelque
sorte lâopportunité de faire donner des nouvelles à ma famille ! »
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La vie était insupportable pour Igor depuis quâil était venu en Syrie.
Ici, les conditions de vie étaient très difficiles. Igor avait cru quâil sây habituerait avec le temps.
Mais, récemment, Hamid a commencé à faire faire des travaux dans ces collines. Igor trouvait ça étrange et était
énervé pour ça.
Il pouvait entendre le bruit assourdissant des travaux dans les collines environnantes et le bourdonnement de
toutes sortes de machines toute la journée.
Il a découvert quâil y avait maintenant sur cette base plusieurs stations de mélange de béton. Elles produisaient du
béton sans cesse. Et puis, avec la pompe à béton à haute pression, on transportait le béton sur les collines
environnantes. Là , on faisait de temps en temps sauter les roches à la dynamite. Il arrivait que lâon entende du
bruit de lâexplosion tôt le matin.
Chaque explosion était accompagnée du tremblement de terre.
Dâailleurs, ce qui était plus ennuyant pour Igor, câétait le fait quâaprès lâexplosion, dâinnombrables marteauxâ
piqueurs émettaient des sons intenses et continuels comme les mitrailleuses lourdes.
Maintenant, au MoyenâOrient, il venait de faire jour. Il y avait deux heures, Igor avait fini par sâendormir malgré le
bourdonnement des machines.
Tout à coup, il a entendu une succession dâexplosions. Le bruit était si fort que sa toiture a failli de sâeffondrer. Il
sâest réveille en sursaut et a accouru vers lâextérieur en croyant quâil y avait des combats.
Là âdessus, il a été remarqué par le soldat en faction sur la toiture dâen face. Celuiâci a pointé Igor de sa
mitrailleuse et a maladroitement proféré en français :
â
Quâestâce que tu fais ? Je vais tirer sur toi si tu continues à fuir !
à ces mots, Igor est devenu furieux. Il a répliqué:
â
Putain! Quâestâce que tu fais là ? Tu as encore le temps de me surveiller ? Les obus des ennemis sont venus ! Tu
nâes pas parti au front pour aider tes camarades?
à ces mots, le soldat sâest détendu et a dit à Igor en agitant la main :
Ne te fais pas de la bile! Il nây a pas de combats ! Le génie civil est en train de faire sauter des roches. Il vient de
faire sauter les points de six chantiers dâun seul coup. Dâoù le grand bruit. Ce nâest pas grandâchose!
â Putain !
Igor a pesté en piétinant de colère:
â Vous êtes fous ou quoi ! Vous ne cessez pas de faire sauter des roches! Une centaine de marteauxâpiqueurs
crépitent dans les collines nuit et jour! Dâailleurs, une dizaine de compresseurs dâair bourdonnent de temps en
temps, comme atteints de Parkinson ! Qual vacarme ! Câest invivable!
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