Chapitre 2009
A lâécouter, Dominique a acquiescé sans hésiter:
â Monsieur, ne vous inquiétez pas, je garderai à lâesprit ce que vous mâavez edit.
Philippe sâest assuré et a fait le signe de main dâun air impuissant:
Dominique, je suis un peu fatigué, va tâen occuper, je vais me reposer un peu.
Dominique a dit un peu nerveusement:
â Monsieur, pourquoi nâiriez-vous pas vous reposer dans la chambre, et jâattendrai dehors dans le salon, sinon je ne
suis pas sûrâ¦
Phillipe a ri amèrement et lui a demandé :
â As-tu peur de ne pas être là pour me protéger quand ils me droguent?
â Ouiâ¦
Les yeux de Dominique rougissaient et il a dit sérieusement:
â
Monsieur, Maitre Clément est très puissant, mais jâai toujours peur dâun imprévuâ¦
Phillipe a souri dâun air impassible:
Q
Ne tâinquiète pas, cette affaire est hors de notre portée, autant faire confiance à Maître Clément.
Puis, Phillipe a ajouté :
â Câest comme lorsque on saute en parachute, jusquâà ce que lâon a suffisamment dâexpérience, on doit être guidé
par un entraîneur. Chaque fois que lâon saute dâun avion, le destin nâest pas entre ses mains, mais entre les mains
de lâentraîneur, et tout ce que lâon a à faire dans ces moments-là , câest de lui faire confiance.
Dominique a compris ce que voulait dire Philippe et a dit :
â
â Alors je ferai ce que vous voulez, monsieur.
Phillipe a réfléchi et a dit :
â
Après cela, tu feras ce que tu fais dâhabitude et tu ne viendras pas me voir sâil nây a rien dâimportant.
Dominique a alos répondu :
â
Oui, Monsieur, vous vous reposez dâabord, moi je sors!
Phillipe a fait un signe de la main et a soupiré doucement,
â Voilà !
Après le départ de Dominique, Philippe est resté devant lâécran, observant le fils quâil a élevé pendant cinquante
ans.
Lâhomme dans lâécran lui a inspiré un sentiment étrange.
La vidéo montrait Frébric, regardant la potion dans sa main avec une expression excitée.
Philippe se sentait désespéré. Il savait clairement que son fils voulait tellement le remplacer.
Au bout dâune heure, Frébric a commencé à perdre patience.
Ne voulant pas attendre plus longtemps, il sâest levé et sâest rendu à la cuisine.
Le cuisinier préparait le dessert là .
Frébric a pris la parole et a demandé :
â
Le dessert est-il prêt pour mon père ?
Le cuisinier sâempressait de dire:
â Il faudra peut-être encore dix minutes.
Frébric a secoué la main,
â Je nâattendrai pas, mon père a faim, il faut quâil mange quelque chose, donne-le moi tout de suite et je le lui
apporterai moi-même.
Le cuisinier a déposé soigneusement le dessert sur le plateau, comme Frébric le lui a demandé, en
disant :
â Attention, monsieur.
Frébric a fait oui et est retourné dâabord dans sa chambre avec le plateau.
De retour dans sa chambre, il a sorti le médicament quâil avait déjà préparé et lâa ajouté au dessert.
Phillipe assistait à la scène et se mettait à rire amèrement en secouant la tête.
A ce moment-là , il était seul dans le `bureau et ne pouvait sâempêcher de se dire:
<< Frébric, jâai été ton père pendant cinquante ans, à partir dâaujourdâhui tu nâes plus mon fils et je ne suis plus ton
père !»
Phillipe sâest levé, a éteint le système de surveillance et a remis le bureau dans son état dâorigine. Il a ensuite
complètement supprimé le logiciel de ce système de surveillance dans son téléphone. Désormais, il commencerait
à jouer la comédie comme ce quâa dit Clément.