Chapitre 1907
Mireille ne sâattendait pas à ce que Mme Xavier lâarrête.
Elle a montré du doigt la nourriture et sâest énervée un peu :
â
Il y a tellement de nourriture, pourquoi tu ne me laisses pas manger ? Cela fait si longtemps que jâai
faimâ¦
Mme Xavier a ricané:
â
Tu veux manger, travailler et gagner ton propre argent ! Tu veux compter sur moi, une vieille femme ? Tu nâas pas
honte !
Mireille, furieuse, sâest exclamée :
Câest la faute de Kyan! Sinon je serais caissière, je gagnerais plus dâargent que toi!
Mme Xavier a fait la moue:
â
Ce nâest pas mon affaire de savoir combien tu gagnes, et tu es interdite de manger la nourriture que je ramène à la
maison de toute façon, tu peux aller gagner la tienne si tu veux !
Mireille était furieuse :
Si tu continues à me traiter comme ça, je vais quitter.
Mme Xavier a ri et a applaudi:
â
Câest super, pars vite, je serai très contente si tu pars ! Si M. Mathieu ne mâavait pas arrêtée, je ne tâaurais pas
gardée, puisque tu veux quitter maintenant, vas-y!
Mireille a serré les dents :
Très bien, on verra!
Viviane a essayé dâatténuer lâatmosphère :
Grand-mère, ne sois pas comme ça, ma mère, elle a faim depuis si longtemps, laisse-la manger
aussi !
La laisser manger?
Mme Xavier a ricané:
â
Je donnerais les plats aux chiens au lieu de lui en laisser une bouchée !
Et elle a ajouté en regardant Vivian :
Donne-moi les sac, tu vas chercher les couverts, et nous allons manger ici et elle ne fait que nous regarder !
Mireille sâest fâchée :
â
Mme Xavier, je suis mariée à Brice, nous avons deux enfants et tu ne me permets pas de manger, tu nâas pas de
cÅur!
Mme Xavier a dit avec mépris:
Tu veux manger, débrouille-toi, tu nâes pas douée pour séduire les hommes ? Vas-y, tu pourrais même trouver un
homme riche !
â
â Tuâ¦
Mireille était à bout de sa colère.
Mme Xavier aimait toujours insulter Mireille sur sa passée, mais cette dernière nâavait rien à répliquer.
C
Mireille était tellement en colère quâelle a tapé du pied :
â
â A partir dâaujourdâhui, moi, Mireille a rompu avec vous les Xavier !
Sur ce, elle a claqué la porte et est partie.
Brice ne se souciait plus de Mireille et voulait depuis toujours quâelle parte, il nâa donc rien dit.
Hugo, lui, se sentait mal à lâaise.
Même si Mireille avait fait de mauvaises choses, elle était la mère dâHugo.
Voyant que Mireille était obligée de partir, Hugo a dit à Mme Xavier :
Grand-mère, ce nâest pas facile pour elle non plus, je te supplie de lui pardonner!
Mme Xavier a dit froidement :
â
Celui qui parle encore pour Mireille quittera cette maison.
Hugo mourait de faim, il nâosait plus continuer.
Viviane a apporté rapidement les couverts et, avec Mme Xavier, a versé les restes dans des assiettes. Viviane a
terminé un pain en trois ou deux bouchées, en le trempant dans la soupe, et a mangé rapidement un autre pain.
Mme Xavier, déjà rassasiée, est allée nourrir Brice et Hugo.
Le père et le fils, tels des oisillons fraîchement éclos dans un nid, chacun la bouche grande ouverte attendant dâêtre
nourri, se contentaient de ce repas.
Mme Xavier, un peu désemparée, a dit, les larmes aux yeux :
Je vais aller travailler demain et acheter des nouilles et de la viande pour le dîner, comme ça on pourra faire un
bon repas !
Brice a demandé en pleurant :
Maman, on peut avoir un steak demain ?
Mme Xavier a acquiescé:
â
Ne tâinquiète pas, nous pourrons manger, je lâachèterai et je te le cuisinerai avec Vivian!
Enor